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On a
juste à balayer la place et le panorama d'un coup d'oeil
pour les croire quand ils disent:" On a créé
l'endroit où on voudrait aller en vacances". Ex-enseignants,
les Québécois Marie-France Paquette et Claude
Bouthillier sont les souriants propriétaires de La
Catalina, auberge à flanc de colline située
à Cabrera. "C'est l'une des plus belles régions
de la République dominicaine", précise
Claude, qui n'a pas à nous tordre le bras pour nous
convaincre. C'est en tout cas la partie la moins clinquante
de la République dominicaine, loin des plages surpeuplées
de Puerto Plata et Sosua, des nuits bruyantes et des restaurants
à la cuisine standardisée. "Notre priorité
était la vue sur la mer et l'intimité",
ajoute Marie-France qui a dessiné les plans de l'auberge,
des 12 chambres (sobres et coquettes) et des 20 appartements,
assortis d'une terrasse si bien aménagée que
l'on peut y bronzer sans être aperçu du voisin.
Environnée
de fleurs tel un festival de couleurs et de parfums, terriblement
photogénique, La Catalina, ouverte en 1988, n'a
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pas tardé à se constituer
une clientèle plus intéressée par le
calme, la volupté et la bonne cuisine que par la fureur,
les discos et les casinos. Des artistes viennent y refaire
le plein, des couples s'y parler d'amour dans un bain de beauté,
des gens comme vous et moi s'y faire dorloter par un climat
bien clément.
Ici, tout est discret, feutré, enveloppant.
On n'y entend que le chant des oiseaux, les confidences du
vent ou les pages des livres que l'on tourne en regardant
la mer ou en comptant les étoiles. La saine paix.
Résumons: une table inventive, deux piscines, un court
de tennis, un service de massage, une terrasse pour paresser,
une bibliothèque dans laquelle on peut puiser, un coin
"jeux de société" et, là-bas,
le soleil qui s'étire les bras avant de se coucher.
Apportez-y des yeux tout neufs: La Catalina est une annexe
du paradis.
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